Les Professionnelles de De Ceuster !

“Le savoir-faire paie !” telle est la devise De Ceuster. Mais n’en doutez aucun instant : ce “savoir-faire” s’applique aussi bien aux professionnels qu’aux professionnelles ! Et cela n’a rien à voir avec l’émancipation, mais tout avec le bon homme ou la bonne femme au bon endroit …
Els, professionnelle et PDG, a réuni toutes les femmes qui travaillent chez De Ceuster autour de la table pour discuter sur le thème de travailler dans un monde d’hommes. Girlpower!!

Tout d’abord, quelle est la répartition des professionnels et des professionnelles chez De Ceuster ?

Els : Au total, nous avons 52 employés, dont 8 femmes. Marleen est actuellement la seule professionnelle qui est active ‘sur le terrain’ et qui doit donc réellement pouvoir tenir tête aux hommes dans ce monde masculin. Les 7 autres travaillent en back office. Veerle est responsable des ressources humaines. Maaike, une nouvelle-venue dans l’équipe, travaille au service comptabilité. Marie s’occupe de toute la logistique et de la facturation. Elisabeth, la plus jeune, est responsable du parc de machines et de la communication avec le garage. Karine est mon bras droit. Et pour finir, il y a Dominique. Elle s’occupe de notre département SPORT.

8 femmes sur 52 employés dans un monde typiquement masculin. En fait, ce n’est pas si mal. Est-ce une coïncidence ou une philosophie ? Els, en tant que femme PDG, vous y êtes pour quelque chose ?

Els : Quand j’ai commencé chez De Ceuster, l’une de mes ambitions était d’attirer également des femmes ‘sur le terrain’. Au bureau, cela s’est produit en fait de manière organique. Il ne s’agit donc pas vraiment d’une philosophie, mais en tant que PDG je suis convaincue qu’un équilibre entre hommes et femmes est enrichissant à tous les niveaux. Cela n’a rien à voir avec l’émancipation, mais le mélange des 2 est très agréable et constitue une valeur ajoutée. Les hommes et les femmes ne voient pas toujours les choses de la même façon, ni sur le plan technique et ni sur le plan administratif ou financier. Je crois donc en un équilibre sain. Pour être clair, notre sélection ne se fera certainement pas explicitement selon le sexe à l’avenir, mais j’espère secrètement que nous aurons plus de femmes qui travailleront sur le terrain. Marleen prouve que c’est possible. Je ne pense pas non plus qu’une entreprise composée uniquement de femmes « marchera » bien. Comme je l’ai dit, il faut un bon mélange. Ce qui nous intéresse surtout c’est la motivation, plutôt que les compétences. La volonté de commencer à travailler ici doit être présente. Le reste viendra tout seul.

TRAVAILLER DANS UN MONDE D’HOMMES

Els, les dirigeants sont aussi majoritairement des hommes. D’après vous, quelle en est la raison ? 

Els : C’est vrai, mais cette situation est en train de changer. Aujourd’hui, il y a plus de femmes dirigeantes que, disons, il y a 20 à 25 ans. La prise de croissance qu’une femme à la tête d’une entreprise peut faire tout aussi bien, voire mieux est croissante. Quand j’assiste à une formation en entrepreneuriat par exemple, il y a beaucoup plus de femmes qu’avant. Auparavant, le conseil d’administration de Group De Ceuster était composé exclusivement d’hommes. Aujourd’hui, sa composition est plus équilibrée. Je pense que c’est une évolution positive. 

Je suis également contente que les femmes en général aient plus d’opportunités. À l’époque de notre père (Herman De Ceuster), le groupe ne comptait presque aucune femme. Avant, on disait qu’une femme occupant un poste de haut niveau devrait être une “chienne” ou qu’elle aurait dû avoir couché avec le patron (rires). Nous pouvons en rire, mais heureusement, c’est du passé.

Veerle, tu t’occupes du recrutement. Êtes-vous contente quand une femme pose sa candidature ? Constatez-vous de grandes différences en termes de motivation ou de compétences ? 

Veerle : Nous ne faisons aucune distinction à cet égard. Comme le disait Els, “un bon mélange contribue à une bonne ambiance !”. On bénéficie ainsi de différents points de vue sur le lieu de travail, ce qui apporte toujours “un plus”. Cela vaut d’ailleurs aussi pour les personnes d’horizons différents. 

Quoi qu’il en soit, je suis toujours contente quand une femme pose sa candidature pour “travailler sur le terrain”. Par ailleurs, je suis tout aussi contente quand un homme postule pour une fonction interne, parce que là, nous avons plus de femmes. Lorsqu’il s’agit de postes vacants pour “travailler sur le terrain”, je suis toutefois plus enclin à demander à une femme si elle y est prête physiquement, car finalement c’est quand-même un travail relativement difficile. Il faut aussi avoir une certaine affinité avec les machines dès le plus jeune âge. On voit immédiatement si quelqu’un a grandi avec ou non.

Et qu’en est-il de l’atmosphère de travail ? 

Elisabeth : Je pense que la présence de femmes dans une entreprise contribue au fait qu’on s’y sent un peu plus comme chez soi. Les hommes, entre eux, jouent souvent aux durs. Ils parleront plus facilement à une femme. Nous sommes également plus tentées à dire : “Ton chez-soi est également important, il est temps de prendre un peu de congé.” En principe, il n’y a pas de différence entre communiquer avec des hommes ou avec des femmes, mais ce que vous obtenez en retour de la communication est souvent différent. Les femmes sont plus aptes à adoucir.

Maaike : Dans mon travail, je constate que les différences sont plutôt liées aux caractères des gens qu’à leur sexe.

Marie, et comment cela se passe-t-il pour le planning ?

Marie : Quand j’ai commencé, je pensais que les hommes feraient moins de drames, mais il s’avère que ce n’est pas vrai (hilarité générale). 

Marleen : En effet ! Et on dit souvent que les hommes sont moins commères, mais je peux confirmer que ce n’est pas vrai. (éclat de rire général)

Marie: Nous avons toutes et tous nos traits personnels et il faut savoir les gérer. Les hommes sont peut-être un peu plus durs. Les femmes s’expriment généralement plus doucement, tandis que les hommes disent les choses comme elles sont. En général, les hommes, ou du moins nos professionnels, ne révèlent pas tous leurs secrets. Marleen, par exemple, nous fera savoir plus facilement comment s’est déroulée la journée de travail et s’il y a des choses auxquelles nous devons penser la prochaine fois. Parfois, c’est bien pratique (rires).

Marleen : Personnellement, je ne pense pas que la communication soit différente, mais il y a une différence d’approche. Ils s’adressent parfois à moi en m’appelant « Maman » (rires). C’est probablement l’instinct maternel, non ? Mais c’est vrai. Je suis plutôt de nature attentionnée. Les hommes le sont un peu moins.

Marie, vous devez “gérer” tous ces hommes pour le planning. Avez-vous été acceptée facilement ?

Marie : J’ai été bien accueillie. Ils ont peut-être “rouspété” plus facilement contre moi que contre leurs supérieurs directs. Mais je pense que cela a plus à voir avec le fait que j’étais nouvelle qu’avec le fait que je suis une femme.

Els : Au début, les hommes vont vous mettre à l’épreuve, c’est comme ça. Mais dès qu’ils verront que vous faites de votre mieux et que vous êtes raisonnable, vous serez rapidement accepté. Il est important qu’ils voient que vous êtes sérieux. Je pense que toutes les femmes autour de la table l’ont prouvé.

Dominique : Je suis tout à fait d’accord ! Une fois que vous aurez montré que vous vous donnez à fond, ils vous suivront.

Marleen, une professionnelle en talons hauts

Marleen, vous souvenez-vous de votre premier jour de travail ? Comment s’est passée votre journée ?

Marleen : Eh bien, j’avais l’habitude de travailler dans un monde d’hommes. Je disposais de bonnes bases pour travailler avec des machines et entretenir de bonnes relations avec les autres. Il me fallait donc surtout apprendre le travail et découvrir les différentes personnalités. En tant que femme, je pense qu’on comprend mieux comment gérer les différents types de personnalité.”

Marie : Je me souviens bien du jour où tu as commencé ; tu devais “bêcher”. Les hommes avaient des doutes et se demandaient si tu étais capable de conduire le tracteur. À la fin de la journée, ils sont venus me voir avec enthousiasme pour me dire qu’ils étaient impressionnés. Pour les hommes, il s’agissait plutôt de s’adapter à l’idée qu’une femme rejoigne l’équipe. Marleen a eu moins de problèmes avec ça. Bien sûr, elle a dû tenir bon la première semaine et montrer ce dont elle était capable.

Els : Je pense que cela a aussi à voir avec les générations. Les jeunes représentants ont moins de problèmes avec cela, mais les représentants plus âgés pensent parfois qu’une femme ne comprendra rien aux machines. On dirait que la génération plus âgée a quand même un peu plus de préjugés.

Marleen : C’est possible. Quoi qu’il en soit, nos hommes me voient maintenant comme l’une des leurs. Ils trouvent ça génial de me voir arriver en femme élégante pour sortir de la cabine en bottines de travail, mais, il faut, évidemment, se faire respecter.

Marleen en bottines de travail diffère-t-elle de Marleen en talons hauts ?

Marleen : (résolument) Non, je me sens à cent pour cent femme au travail et à la maison. J’arrive ici en talons et puis je me change. Ma fille me dit parfois : “Tu vas vraiment travailler en talons ?”, mais je pense qu’il est important que je ne porte pas mes vêtements de travail toute la journée.

Pour ma part, je me sens parfois déçue de moi-même quand il y a quelque chose que je n’arrive pas à faire. Les hommes me disent alors spontanément : “Ne te tracasse pas, nous le ferons. Tu n’as qu’à prendre l’échelle plus légère, nous prendrons la plus lourde, pour ainsi dire.” Mais dès qu’ils savent que vous faites de votre mieux, cela n’a pas vraiment d’importance. Il m’arrive de penser que les hommes n’aiment pas faire partie de mon équipe parce qu’ils doivent faire eux-mêmes les travaux les plus lourds. Mais apparemment ce n’est pas le cas ; c’est surtout dans ma tête. »

Je peux tenir tête aux hommes”

Les clients réagissent-ils parfois bizarrement si c’est une professionnelle qui conduit la machine ?

Marleen : Lorsque j’arrive chez un client, je dois parfois amplement démontrer de quoi je suis capable. Du moins, c’est ce que je ressens. J’avoue que j’exige beaucoup de moi-même et que je place la barre assez haut. Dès que les clients voient que vous pouvez tenir tête aux hommes, ils vous apprécient beaucoup. En tant que femme, je fais peut-être plus attention aux détails lors de la finition, ce qui rend les clients heureux, bien sûr !

Marleen, pourquoi vouliez-vous absolument faire ce travail ?

Marleen : J’ai été formée à l’école d’horticulture. Je voulais démarrer une entreprise pour cultiver de la laitue en culture hydroponique, mais je me suis retrouvée dans le monde agricole à cause de mon mariage. Ce mariage n’a pas duré et c’est alors que j’ai ‘atterri’ chez De Ceuster par l’intermédiaire d’un voisin. C’était comme rentrer chez moi. Rendre à nouveau visite aux horticulteurs et travailler avec des machines est vraiment un rêve qui se réalise. 

UN MERLE BLANC

Aimeriez-vous avoir un peu plus de collègues féminines ?

Marleen:  Je suis en effet le merle blanc chez De Ceuster lorsqu’il s’agit du travail sur le terrain. J’aimerais bien avoir un peu plus de collègues féminines :). 

Que diriez-vous aux femmes potentielles qui veulent venir travailler chez De Ceuster? 

Marleen : N’hésitez pas ! Faites-le tout simplement et osez ! Si vous aimez travailler avec vos mains, c’est un excellent travail. Je ne l’ai absolument pas regretté, donc je pense qu’il y a certainement d’autres gens -hommes et femmes- intéressés. 

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