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“Le savoir-faire paie !” telle est la devise De Ceuster. Mais n’en doutez aucun instant : ce “savoir-faire” s’applique aussi bien aux professionnels qu’aux professionnelles ! Et cela n’a rien à voir avec l’émancipation, mais tout avec le bon homme ou la bonne femme au bon endroit …

Els, professionnelle et PDG, a réuni toutes les femmes qui travaillent chez De Ceuster autour de la table pour discuter sur le thème de travailler dans un monde d’hommes. Girlpower!!

Tout d’abord, quelle est la répartition des professionnels et des professionnelles chez De Ceuster ? 

Els: Au total, nous avons 52 employés, dont 8 femmes. Marleen est actuellement la seule professionnelle qui est active ‘sur le terrain’ et qui doit donc réellement pouvoir tenir tête aux hommes dans ce monde masculin. Les 7 autres travaillent en back office. Veerle est responsable des ressources humaines. Maaike, une nouvelle-venue dans l’équipe, travaille au service comptabilité. Marie s’occupe de toute la logistique et de la facturation. Elisabeth, la plus jeune, est responsable du parc de machines et de la communication avec le garage. Karine est mon bras droit. Et pour finir, il y a Dominique. Elle s’occupe de notre département SPORT.

8 femmes sur 52 employés dans un monde typiquement masculin. En fait, ce n’est pas si mal. Est-ce une coïncidence ou une philosophie ? Els, en tant que femme PDG, vous y êtes pour quelque chose ?

Els: Quand j’ai commencé chez De Ceuster, l’une de mes ambitions était d’attirer également des femmes ‘sur le terrain’. Au bureau, cela s’est produit en fait de manière organique. Il ne s’agit donc pas vraiment d’une philosophie, mais en tant que PDG je suis convaincue qu’un équilibre entre hommes et femmes est enrichissant à tous les niveaux. Cela n’a rien à voir avec l’émancipation, mais le mélange des 2 est très agréable et constitue une valeur ajoutée. Les hommes et les femmes ne voient pas toujours les choses de la même façon, ni sur le plan technique et ni sur le plan administratif ou financier. Je crois donc en un équilibre sain. Pour être clair, notre sélection ne se fera certainement pas explicitement selon le sexe à l’avenir, mais j’espère secrètement que nous aurons plus de femmes qui travailleront sur le terrain. Marleen prouve que c’est possible. Je ne pense pas non plus qu’une entreprise composée uniquement de femmes « marchera » bien. Comme je l’ai dit, il faut un bon mélange. Ce qui nous intéresse surtout c’est la motivation, plutôt que les compétences. La volonté de commencer à travailler ici doit être présente. Le reste viendra tout seul.

TRAVAILLER DANS UN MONDE D’HOMMES

Els, les dirigeants sont aussi majoritairement des hommes. D’après vous, quelle en est la raison ? 

Els: C’est vrai, mais cette situation est en train de changer. Aujourd’hui, il y a plus de femmes dirigeantes que, disons, il y a 20 à 25 ans. La prise de croissance qu’une femme à la tête d’une entreprise peut faire tout aussi bien, voire mieux est croissante. Quand j’assiste à une formation en entrepreneuriat par exemple, il y a beaucoup plus de femmes qu’avant. Auparavant, le conseil d’administration de Group De Ceuster était composé exclusivement d’hommes. Aujourd’hui, sa composition est plus équilibrée. Je pense que c’est une évolution positive. 

Je suis également contente que les femmes en général aient plus d’opportunités. À l’époque de notre père (Herman De Ceuster), le groupe ne comptait presque aucune femme. Avant, on disait qu’une femme occupant un poste de haut niveau devrait être une “chienne” ou qu’elle aurait dû avoir couché avec le patron (rires). Nous pouvons en rire, mais heureusement, c’est du passé.

Veerle, tu t’occupes du recrutement. Êtes-vous contente quand une femme pose sa candidature ? Constatez-vous de grandes différences en termes de motivation ou de compétences ? 

Veerle: Nous ne faisons aucune distinction à cet égard. Comme le disait Els, “un bon mélange contribue à une bonne ambiance !”. On bénéficie ainsi de différents points de vue sur le lieu de travail, ce qui apporte toujours “un plus”. Cela vaut d’ailleurs aussi pour les personnes d’horizons différents. 

Quoi qu’il en soit, je suis toujours contente quand une femme pose sa candidature pour “travailler sur le terrain”. Par ailleurs, je suis tout aussi contente quand un homme postule pour une fonction interne, parce que là, nous avons plus de femmes. Lorsqu’il s’agit de postes vacants pour “travailler sur le terrain”, je suis toutefois plus enclin à demander à une femme si elle y est prête physiquement, car finalement c’est quand-même un travail relativement difficile. Il faut aussi avoir une certaine affinité avec les machines dès le plus jeune âge. On voit immédiatement si quelqu’un a grandi avec ou non.

Et qu’en est-il de l’atmosphère de travail ? 

Elisabeth: Je pense que la présence de femmes dans une entreprise contribue au fait qu’on s’y sent un peu plus comme chez soi. Les hommes, entre eux, jouent souvent aux durs. Ils parleront plus facilement à une femme. Nous sommes également plus tentées à dire : “Ton chez-soi est également important, il est temps de prendre un peu de congé.” En principe, il n’y a pas de différence entre communiquer avec des hommes ou avec des femmes, mais ce que vous obtenez en retour de la communication est souvent différent. Les femmes sont plus aptes à adoucir.
Maaike: Dans mon travail, je constate que les différences sont plutôt liées aux caractères des gens qu’à leur sexe.

Marie, et comment cela se passe-t-il pour le planning ? 

Marie :Quand j’ai commencé, je pensais que les hommes feraient moins de drames, mais il s’avère que ce n’est pas vrai (hilarité générale). 

Marleen: En effet ! Et on dit souvent que les hommes sont moins commères, mais je peux confirmer que ce n’est pas vrai. (éclat de rire général)

Marie: Nous avons toutes et tous nos traits personnels et il faut savoir les gérer. Les hommes sont peut-être un peu plus durs. Les femmes s’expriment généralement plus doucement, tandis que les hommes disent les choses comme elles sont. En général, les hommes, ou du moins nos professionnels, ne révèlent pas tous leurs secrets. Marleen, par exemple, nous fera savoir plus facilement comment s’est déroulée la journée de travail et s’il y a des choses auxquelles nous devons penser la prochaine fois. Parfois, c’est bien pratique (rires).

Marleen: Personnellement, je ne pense pas que la communication soit différente, mais il y a une différence d’approche. Ils s’adressent parfois à moi en m’appelant « Maman » (rires). C’est probablement l’instinct maternel, non ? Mais c’est vrai. Je suis plutôt de nature attentionnée. Les hommes le sont un peu moins.

Marie, vous devez “gérer” tous ces hommes pour le planning. Avez-vous été acceptée facilement ? 

Marie: J’ai été bien accueillie. Ils ont peut-être “rouspété” plus facilement contre moi que contre leurs supérieurs directs. Mais je pense que cela a plus à voir avec le fait que j’étais nouvelle qu’avec le fait que je suis une femme.

Els :Au début, les hommes vont vous mettre à l’épreuve, c’est comme ça. Mais dès qu’ils verront que vous faites de votre mieux et que vous êtes raisonnable, vous serez rapidement accepté. Il est important qu’ils voient que vous êtes sérieux. Je pense que toutes les femmes autour de la table l’ont prouvé.

Dominique: Je suis tout à fait d’accord ! Une fois que vous aurez montré que vous vous donnez à fond, ils vous suivront.

Marleen, une professionnelle en talons hauts

Marleen, vous souvenez-vous de votre premier jour de travail ? Comment s’est passée votre journée ?

Marleen: Eh bien, j’avais l’habitude de travailler dans un monde d’hommes. Je disposais de bonnes bases pour travailler avec des machines et entretenir de bonnes relations avec les autres. Il me fallait donc surtout apprendre le travail et découvrir les différentes personnalités. En tant que femme, je pense qu’on comprend mieux comment gérer les différents types de personnalité.”

Marie: Je me souviens bien du jour où tu as commencé ; tu devais “bêcher”. Les hommes avaient des doutes et se demandaient si tu étais capable de conduire le tracteur. À la fin de la journée, ils sont venus me voir avec enthousiasme pour me dire qu’ils étaient impressionnés. Pour les hommes, il s’agissait plutôt de s’adapter à l’idée qu’une femme rejoigne l’équipe. Marleen a eu moins de problèmes avec ça. Bien sûr, elle a dû tenir bon la première semaine et montrer ce dont elle était capable.

Els: Je pense que cela a aussi à voir avec les générations. Les jeunes représentants ont moins de problèmes avec cela, mais les représentants plus âgés pensent parfois qu’une femme ne comprendra rien aux machines. On dirait que la génération plus âgée a quand même un peu plus de préjugés.

Marleen: C’est possible. Quoi qu’il en soit, nos hommes me voient maintenant comme l’une des leurs. Ils trouvent ça génial de me voir arriver en femme élégante pour sortir de la cabine en bottines de travail, mais, il faut, évidemment, se faire respecter.

Marleen en bottines de travail diffère-t-elle de Marleen en talons hauts ?

Marleen: (résolument) Non, je me sens à cent pour cent femme au travail et à la maison. J’arrive ici en talons et puis je me change. Ma fille me dit parfois : “Tu vas vraiment travailler en talons ?”, mais je pense qu’il est important que je ne porte pas mes vêtements de travail toute la journée.

Pour ma part, je me sens parfois déçue de moi-même quand il y a quelque chose que je n’arrive pas à faire. Les hommes me disent alors spontanément : “Ne te tracasse pas, nous le ferons. Tu n’as qu’à prendre l’échelle plus légère, nous prendrons la plus lourde, pour ainsi dire.” Mais dès qu’ils savent que vous faites de votre mieux, cela n’a pas vraiment d’importance. Il m’arrive de penser que les hommes n’aiment pas faire partie de mon équipe parce qu’ils doivent faire eux-mêmes les travaux les plus lourds. Mais apparemment ce n’est pas le cas ; c’est surtout dans ma tête. »

“Je peux tenir tête aux hommes”

Les clients réagissent-ils parfois bizarrement si c’est une professionnelle qui conduit la machine ?

Marleen: Lorsque j’arrive chez un client, je dois parfois amplement démontrer de quoi je suis capable. Du moins, c’est ce que je ressens. J’avoue que j’exige beaucoup de moi-même et que je place la barre assez haut. Dès que les clients voient que vous pouvez tenir tête aux hommes, ils vous apprécient beaucoup. En tant que femme, je fais peut-être plus attention aux détails lors de la finition, ce qui rend les clients heureux, bien sûr !

Marleen, pourquoi vouliez-vous absolument faire ce travail ?

Marleen: J’ai été formée à l’école d’horticulture. Je voulais démarrer une entreprise pour cultiver de la laitue en culture hydroponique, mais je me suis retrouvée dans le monde agricole à cause de mon mariage. Ce mariage n’a pas duré et c’est alors que j’ai ‘atterri’ chez De Ceuster par l’intermédiaire d’un voisin. C’était comme rentrer chez moi. Rendre à nouveau visite aux horticulteurs et travailler avec des machines est vraiment un rêve qui se réalise. 

UN MERLE BLANC

Aimeriez-vous avoir un peu plus de collègues féminines ?

Marleen: Je suis en effet le merle blanc chez De Ceuster lorsqu’il s’agit du travail sur le terrain. J’aimerais bien avoir un peu plus de collègues féminines :). 

Que diriez-vous aux femmes potentielles qui veulent venir travailler chez De Ceuster? 

Marleen: N’hésitez pas ! Faites-le tout simplement et osez ! Si vous aimez travailler avec vos mains, c’est un excellent travail. Je ne l’ai absolument pas regretté, donc je pense qu’il y a certainement d’autres gens -hommes et femmes- intéressés. 

Vous êtes curieux de connaître nos postes vacants ?

Ne tardez pas plus longtemps et surfez sur notre page d’offres d’emploi.

De Ceuster a récemment rendu visite au producteur de tomates et de fraises Bertels, un client depuis plus de 30 ans. Nous avons déchargé Jan Bertels de son dur labeur pendant un moment pour une conversation sur la fraise de Campine sous toutes ses facettes. Un petit coin de paradis pour De Ceuster, pour ainsi dire !

Jan, vous êtes à l’origine un cultivateur de tomates. Pourquoi avez-vous commencé à cultiver des fraises ? 

Jan: En partie dans une optique de répartition des risques, mais aussi parce que la culture des fraises était presque inexistante dans la région. Traditionnellement, les fraises étaient livrées de Borgloon ou Hoogstraten à Belorta (la criée de Malines). J’ai vu une opportunité de commencer à cultiver des fraises localement autour de la criée. Je trouvais ça absurde que ces fraises doivent parcourir autant de kilomètres.

Et une troisième raison pourrait être l’amour pour ce produit purement belge et noble. Je pense que c’est une très belle culture. J’éprouve une immense satisfaction à traverser les rangées et à voir ces fraises rouges bien pleines suspendues dans les airs. Et l’odeur aussi. Cela me rend vraiment heureux. De plus, notre entreprise est située le long d’une piste cyclable (Malines — Anvers) : une occasion unique de promouvoir « la fraise d’ici » par le biais de distributeurs automatiques. Cela fonctionne très bien. 

Pourquoi cette passion pour ce produit ? Pouvez-vous mettre le doigt dessus ?

Jan: Pourquoi ? Je pense que c’est en partie hérité, n’est-ce pas ? De père en fils, je suppose. Être fier de son produit. Et puis ces fraises m’ont toujours attiré.

Vous saviez dans quoi vous vous lanciez ? 

Jan: Pour être honnête, pas vraiment en fait☺. Je n’avais absolument aucune connaissance de la culture des fraises. J’ai d’abord demandé conseil à différents experts et rendu visite à des cultivateurs. J’ai rassemblé beaucoup d’informations et j’ai ensuite décidé de cultiver des fraises sous abri, uniquement pendant la période estivale.

De l’amour…

La culture des fraises est-elle facile ? 

Jan: Je m’attendais à ce que ce soit plus facile ☺, mais j’ai beaucoup appris. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de paramètres à contrôler, puisqu’il s’agit d’une culture en extérieur. Mais c’était un peu trop simpliste. Il y a beaucoup de choses à faire. Bien aménager le terrain, faire pousser les plantes, les fertiliser, leur donner juste assez d’eau, d’ombre, de soleil, broyer le feuillage après la récolte… L’une des choses les plus importantes est le bon choix des plantes. Une étape qui implique inévitablement des essais et des erreurs. Mais une plante de qualité donne toujours une fraise de qualité, c’est certain. 

En outre, un fraisier doit être replanté chaque année, et il faut être constamment attentif aux conditions. Nous cultivons également nos propres plantes sur des parcelles dédiées. Il faut les fertiliser, enlever les pousses, couper les feuilles… Et puis, bien sûr, il y a la cueillette elle-même. Cela demande beaucoup d’heures de travail. Enfin, nous nous chargeons également de l’emballage. En somme, c’est un produit qui demande beaucoup d’amour. 

… et du savoir-faire 

Vous avez fait tout ça tout seul ? 

Jan: Non. Ce n’est pas possible. Pour notre culture de tomates, nous travaillons avec De Ceuster depuis plus de 30 ans pour toutes sortes de travaux, comme le broyage du feuillage avec des machines adaptées. C’est un travail de spécialiste. Il était logique de poursuivre cette collaboration pour notre culture de fraises également. Geert de chez De Ceuster nous a donné des conseils et, avec son équipe, il a ensuite réalisé tous les travaux de terrassement et de nivellement. Nos fraises poussent sur de petits supports pour faciliter la culture et la cueillette. De Ceuster a également semé de l’herbe sous les supports. Nous faisons cela pour refroidir le sol par temps très chaud. Et, bien sûr, cela permet de garder tout bien propre. 

Nous faisons également appel à eux pour le broyage du feuillage des fraises. Ils sont très rapides et c’est essentiel, car cela nous permet de replanter dans des délais très courts. Cela signifie que nous demandons beaucoup de flexibilité de leur part, car beaucoup de choses dépendent de la maturation des dernières fraises. Malheureusement, ce n’est pas une science exacte. Mais ça se passe très bien, un vrai travail d’artisan. 

Chanter ! ☺

Qu’est-ce qui rend vos fraises uniques ? 

Jan: La saveur, bien sûr ! Nous utilisons des variétés qui ne sont pas cultivées pour l’exportation à des milliers de kilomètres. Ce qui est le cas pour certaines variétés de fraises. Ce sont ces fraises dures qui n’ont plus beaucoup de goût. Nos fraises sont beaucoup plus savoureuses, mais aussi beaucoup plus fragiles. Nous choisissons des variétés qui ne sont pas toujours les plus productives. En d’autres termes, elles ont parfois un rendement inférieur. Nous essayons de compenser cela en créant de la valeur ajoutée à travers la qualité et le goût. C’est pourquoi notre exportation est limitée, notamment en termes de kilomètres. Nos fraises sont destinées à arriver le plus rapidement possible chez le client afin qu’elles puissent être consommées aussi fraîches que possible. 

Quel est le secret de vos fraises ? 

Jan: Je ne peux pas le dire (rires généraux). Travailler dur du matin au soir en chantant (rires). Non, non, la chose la plus importante pour le goût est, comme dit précédemment, la variété et… le fait de les laisser pendre assez longtemps. De cette façon, elles deviennent tout simplement plus savoureuses.

Combien de temps s’écoule-t-il entre la récolte et la consommation ? 

Jan: Ce qui est cueilli aujourd’hui se retrouve demain au magasin. Et si vous les achetez dans nos distributeurs automatiques au « Bezenhof », il n’y a souvent que quelques heures d’intervalle. Nous les vendons directement au consommateur.

Un faible pour le circuit court de la fraise

Pensez-vous que le contact personnel avec le consommateur est important ?

Jan: Oui, vous obtenez un retour très rapide de la part du consommateur. Dans notre secteur, cela a en fait largement disparu. Nous livrons à la criée et nous ne voyons pas nos clients finaux. Mais ici c’est différent. C’est important pour nous de savoir si nous sommes sur la bonne voie ou pas. Nous découvrons de première main ce que les consommateurs pensent de notre produit. Je trouve cela très chouette. Et c’est très satisfaisant. Concernant nos tomates, c’est une autre histoire. Quand je vais au supermarché, je tombe parfois sur nos tomates. Je lis ensuite le code lié à l’origine sur les boîtes ☺, mais pour la majorité des gens, naturellement, cela reste anonyme. C’est dommage, d’une certaine manière.

Le circuit court, c’est vraiment votre truc, n’est-ce pas ? 

Jan: Je pense qu’il est très important que le produit soit au premier plan. Je considère que ma mission est d’inciter les gens à manger davantage de fraises cultivées localement et de faire en sorte qu’on en parle. Les gens veulent à nouveau savoir d’où viennent leurs fruits et légumes. Je pense que c’est une bonne évolution. Les gens apprécient, par exemple, le fait que ces fraises viennent de derrière leur coin. 

Est-ce une bonne année pour les fraises ? 

Jan: La qualité est excellente cette année. Elles ont eu beaucoup de soleil. Mais les prix pour nous en tant que producteur ne le sont pas. L’année dernière, c’était l’inverse. L’été a été très humide. Il y a toujours quelque chose, hein ☺! 

Voudriez-vous un jour faire autre chose ? 

Jan: Non, je trouve simplement que c’est un métier très agréable et je me fais un devoir de le faire mieux chaque année. Je veux aussi continuer à faire grandir cette exploitation de fraises de sorte que nous puissions bientôt récolter toute l’année. 

Dernière question. Comment aimez-vous les manger ? 

Jan (sans hésitation) : Pures ! Ou avec de la glace à la vanille. Mais pas avec du sucre ou quelque chose comme ça. Si vous avez besoin de ça, c’est que vous ne mangez pas une bonne fraise. De préférence aussi le plus tôt possible après la cueillette et pas directement du réfrigérateur. Il est préférable de les laisser venir à température ambiante. Elles perdent un peu de leur saveur lorsqu’elles sont froides. Et c’est justement ce qui compte !

16 octobre 2021 : chez De Ceuster, nous organisons pour la première fois “Open Machine Dag”, une journée portes ouvertes dédiée aux machines. C’est l’occasion parfaite de faire connaissance avec nos machines et nos professionnels. De nombreux intéressés viennent s’imprégner de “l’ambiance De Ceuster” lors de cette journée d’emploi. Aujourd’hui, cinq d’entre eux travaillent effectivement en tant que professionnels. 

Nous avons rencontré 3 des nouveaux arrivants pour parler de leurs premières impressions. Robin travaille chez De Ceuster depuis 4 mois, Joeri depuis une semaine et demie et Glenn depuis … avant-hier.

Vous avez visité De Ceuster à l’occasion de la journée d’emploi “Open Machine Dag” il y a quelques mois. Comment avez-vous atterri ici ? 

Glenn: Vous voulez vraiment savoir (rires) ? Après avoir passé une journée remplie de problèmes dans mon précédent job de chauffeur de camion. La police m’avait arrêté à Bruxelles. J’ai eu le moral à zéro. J’ai garé mon camion au bord de la route et j’ai commencé à défiler les messages Facebook. C’est alors que j’ai vu un message concernant la journée d’emploi chez De Ceuster. 

Joeri: Je connaissais déjà De Ceuster grâce à mon frère qui travaille ici. La journée d’emploi me semblait l’occasion idéale d’en savoir plus sur l’entreprise.

Robin: J’ai vu une offre d’emploi de De Ceuster sur le site web du VDAB. Le poste me plaisait tout de suite ‘sur papier’, mais je voulais aussi avoir une idée de ce qu’il représentait en pratique. Je me suis donc présenté pour 3 jours d’essai et ensuite je me suis rendu à “Open Machine Dag” pour m’informer davantage.

Comment s’est passée cette première rencontre avec De Ceuster ?

Robin: J’ai tout de suite été très impressionné. Toutes ces machines ! J’ai immédiatement pu essayer le bulldozer D21. Et les gens ici m’ont réservé un très bon accueil. Très sympa. 

Glenn: Moi aussi, j’ai tout de suite été très charmé par la façon dont les choses se déroulaient chez De Ceuster. Mon choix a été vite fait. 

Joeri: D’habitude, on ne voit que la façade d’une entreprise, sans savoir ce qu’il y a derrière. La journée d’emploi était l’occasion parfaite de faire connaissance avec toutes ces machines…

Robin: … et avec les employés aussi ! Une vraie entreprise familiale, c’était très clair. 

Glenn: Ce qui est formidable, c’est que les professionnels qui travaillent ici sont très fiers de ce qu’ils font. De Ceuster n’a pas seulement un beau logo et une belle façade. Ils connaissent également leur métier. Je pense que c’est très important. 

Vous étiez intéressé par un emploi particulier ? 

(Ils hochent la tête simultanément)

Joeri :Ce qui est formidable, c’est que les professionnels qui travaillent ici sont très fiers de ce qu’ils font. De Ceuster n’a pas seulement un beau logo et une belle façade. Ils connaissent également leur métier. Je pense que c’est très important.  

Robin :J’ai résolument choisi le secteur HORTI. Le fait de pouvoir conduire des tracteurs et la grande variété du travail m’ont attiré.

Glenn: L’INFRA, pour moi aussi. Travailler avec des machines lourdes, mais réaliser un travail de précision. Parfois, c’est dans un hall, puis sur un parking ou une route. Un peu de tout donc. Nous effectuons aussi des travaux de nivellement pour le secteur SPORT de De Ceuster, par exemple pour des terrains de football ou des hippodromes. Nous utilisons donc souvent les mêmes machines, mais le type de travail est très varié. 

Vous êtes de vrais “fanas de machines” ?

Robin: En fait, oui. Je regarde par exemple beaucoup de vidéos sur tout ce qui concerne les machines sur les réseaux sociaux. Ça m’intéresse vraiment. C’est dans la complexité de ce type de travail que réside le défi pour moi. J’avais l’habitude de bricoler des machines de ce genre et j’ai toujours rêvé de les conduire effectivement.

Glenn: Mes parents ont une entreprise horticole. Enfant, j’avais l’habitude de conduire des machines à la maison, d’où mon intérêt pour De Ceuster et plus particulièrement pour les Kilvers et les bulldozers. Avec ces machines, on peut effectuer un travail propre et soigné dont on peut être fier. En plus, je ne peux pas rester à l’intérieur. 

Joeri :J’ai toujours eu 2 passions : camions et machines. D’abord, j’ai fait du transport pendant 17 ans, mais la charge de travail est devenue trop élevée et le travail trop monotone. Place maintenant à mon autre passion : les machines. Un changement de carrière bien réfléchi. 

Le premier jour

Comment se sont passés vos premiers pas chez De Ceuster?

Joeri: Je me suis vite senti à l’aise ici et j’ai immédiatement pu prendre la route avec les collègues. 

Robin :Je ne travaille ici que depuis quelques semaines. Je ne conduis pas encore moi-même, je dois d’abord apprendre à mieux connaître les machines. 

Glenn: Je ne suis là que depuis 3 jours, mais le premier jour, j’ai appris plus sur les machines dans l’entrepôt. Il y en a beaucoup. Les deux jours suivants, j’ai déjà pu accompagner un chauffeur. Ça a marché tout de suite. Je me suis bien entendu avec lui. J’ai été très bien accueilli ici, entre autres par le chef d’atelier, Hugo, mais aussi par Marie, la fille d’Els (directrice de De Ceuster).

Comme si elle avait entendu que nous parlions d’elle, Els entre soudainement. Elle a oublié ses lunettes dans la salle de réunion où se déroule notre entretien. Elle salue ses « nouveaux arrivants » de manière familière et ils s’échangent quelques blagues. Elle dit au revoir en riant…

Joeri: Oui, voilà. C’est exactement ce que je veux dire. Els ne vous considère pas seulement comme un employé. C’est une vraie famille ici, un nid douillet.. Nous avons le droit aux rires et de faire des plaisanteries et c’est amusant, n’est-ce pas. Els connaît tout le monde. Je l’ai déjà remarqué lors de la journée d’emploi.

Glenn: En effet. Très accessible. 

Robin: C’est vrai, je l’ai ressenti dès le premier jour.

Joeri: La semaine dernière, il y avait un cours de formation. En plus d’être intéressant, c’était aussi amusant. Quand on est au travail, on n’a souvent pas le temps, mais là, on a eu la chance de mieux se connaître. On peut alors parler d’autres choses que du travail. 

Est-ce important pour vous ? 

Glenn: Oui, c’est très important. Avant de commencer ici, je travaillais aussi dans une entreprise chaleureuse. Je voulais à nouveau trouver cette ambiance. 

Joeri: On ne doit pas se sentir comme un numéro. Chez mon ancien employeur c’était bien le cas à la fin. Plus l’entreprise grandissait, plus elle devenait impersonnelle. Cela ne semble pas du tout être le cas ici, même si De Ceuster n’est pas une petite entreprise.

Robin: Oui, je pense aussi qu’une bonne relation avec mon employeur est très importante. 

Des “bleus” débutants

On parle des “bleus” de De Ceuster, mais vous ne semblez pas être de vrais débutants ? 

Joeri: Et pourtant. Toutes les manières de conduire ne se valent pas (rires). Tout le monde peut rouler droit devant, mais rouler avec une précision au centimètre près est beaucoup moins évident. Je me considère donc encore comme un débutant. Je l’admets.

Robin: C’est vrai, il faut vraiment apprendre le métier sur le lieu de travail. Travailler avec des lasers, des GPS et des stations totales, ça ne s’apprend pas à l’école. C’est un vrai défi et ce n’est certainement pas facile. 

Joeri: Oui, il m’arrive d’y penser encore la nuit.

Robin: Il faut vraiment faire attention à tout, des bosses sur la route, mais aussi de la profondeur à laquelle on conduit. Il faut tout prendre en compte. 

Joeri: Et il faut anticiper. Il s’agit de 1001 choses.

Glenn: En avant, en arrière, regarder attentivement ce qu’on fait et s’assurer que les calculs qu’on a fait sont corrects. Il faut d’abord tout programmer manuellement sur le GPS ou le laser. On doit donc bien réfléchir avant de commencer.

Robin: Oui, ça doit être tout à fait correct. C’est ce qui compte…

Glenn: Mais en même temps, cela rend notre travail spécial et différent d’un travail « ordinaire » de chauffeur. 

Joeri: Oui, c’est un métier pas comme les autres.

Robin: Mais un métier qui vous donne pleine de satisfaction par après. 

Il y a beaucoup de choses à assimiler pendant ces premiers jours ? 

Glenn: Oui, en effet, mais nous sommes bien accompagnés et formés ici. 

Joeri: Ainsi, on peut évoluer au fur et à mesure.

Robin: C’est tout un défi pour nous, mais aussi pour les professionnels qui doivent nous former. Cela nous permet toutefois de maîtriser systématiquement la profession. Tous les employeurs ne vous donnent pas cette chance.  

Glenn: Or, c’est aussi le stress et le désir de bien maîtriser ces grosses machines complexes dont on a besoin pour bien faire le travail, je suppose. 

Comment se passe le contact avec les anciens ? 

Robin: Ça se passe bien, ils expliquent tout en détail. 

Glenn: Cela fait deux fois que cela a très bien marché. Demain, je serai en route avec un autre ancien. Je me réjouis déjà.

Joeri: Il n’y a pas seulement le contact avec les machinistes ; les mécaniciens sont également formidables. Ils se donnent vraiment dans leur travail et font des ajustements pour perfectionner les machines. Ils écoutent également les commentaires des chauffeurs et des autres employés. C’est vraiment génial de voir ces gars-là au travail.

Un professionnel à part entière

Qu’attendez-vous le plus ? 

Robin: Le moment où je connais mon travail à 100 %. C’est ce que j’attends avec impatience. Que je puisse me considérer comme un professionnel à part entière. Que je puisse contribuer à résoudre les problèmes au sein de l’entreprise. 

Joeri: En effet, pouvoir être fier de soi et du travail qu’on a accompli.

Glenn: Oui, pouvoir arriver sur un chantier et savoir où se positionner et être capable de déterminer exactement à quels endroits il faut ajouter et retirer de la matière. Je veux simplement bien savoir ce que je fais.

Remuer ciel et terre pour le client est l’une des valeurs fondamentales de De Ceuster. Cela vous donne une pression supplémentaire ? 

Robin: Bien sûr, mais je suis rarement satisfait. Je place la barre très haut pour moi-même et pour le travail que je fournis.

Glenn: Je veux avant tout être reconnu pour mon travail et je veux que les clients soient contents de me voir arriver. Il y a une grande différence entre travailler vite… et travailler bien. J’ai toujours essayé de viser la perfection. Je suis donc au bon endroit chez De Ceuster.

Robin: Je me vois travailler d’ailleurs pour l’Infra, mais aussi pour l’Horti et le Sport. J’ai pu découvrir tous ces secteurs au cours de ces 4 premiers mois. Franchement, ils me plaisent tous.

Des engins de bonne qualité

Êtes-vous satisfait de votre choix ?

Joeri: 100 % ! Je peux vraiment vivre ma passion à fond ici. Et De Ceuster a une bonne réputation. Cela a également joué un rôle.

Robin: Les engins que nous conduisons ici sont de bonne qualité. De Ceuster investit constamment dans de nouvelles machines, bref dans l’avenir. C’est un réel plaisir d’en pouvoir faire partie. En outre, on nous écoute si nous avons un problème, ce qui nous permet de nous en débarrasser. 

Glenn: En effet, et l’équilibre entre le travail et la vie personnelle est bon. Bien mieux que chez mon précédent employeur.

Joeri: Mais attention, chez De Ceuster, nous avons aussi des périodes chargées, mais nous connaissons le planning à l’avance. Il faut être flexible ici, mais c’est du donnant-donnant, … avec respect.

Glenn: Je pense que ces mots sont très justes. 

Els a repris la société De Ceuster il y a un an. Ce fut un défi sans pareil et, en plus, en pleine crise du coronavirus. Mais tous ceux qui connaissent Els De Ceuster, savaient qu’elle allait s’y lancer avec enthousiasme et dévouement…

Rentrer chez moi

Quelles étaient vos principales motivations pour reprendre De Ceuster il y a un an ?

Els :Pour être honnête, ma décision était en partie motivée par mes émotions. De Ceuster a été la base de notre entreprise familiale. Sans De Ceuster, DCM et toutes les autres entreprises du Groupe De Ceuster actuel n’existeraient pas. C’est l’entreprise où tout a commencé pour mon père et ma mère. Je suis très fière de ces racines. Cela rend tout encore plus spécial. Ce que mes parents ont réalisé se traduit aujourd’hui par une entreprise qui regroupe sous un même toit plus de 500 machines et un savoir-faire inestimable. Une vie entière ne suffit pas pour réaliser tout cela. C’est unique. Il fallait absolument le conserver. Pouvoir continuer leur histoire était très important pour moi. 

Comment se sont passés les premiers jours ? 

Els: C’était comme “rentrer chez moi”. En arrivant ici je me suis dit : “c’est à moi ici”. Je précise que cela n’avait rien à voir avec l’aspect matériel, mais plutôt avec un sentiment de fierté qui m’a envahi. Fière de pouvoir poursuivre cette entreprise. Cela m’a donné beaucoup d’énergie. J’ai commencé ici il y a bien longtemps et maintenant, je me retrouve à nouveau parmi ce groupe de personnes sympathiques. C’est vraiment comme … rentrer chez moi. Je ne peux pas le dire autrement. 

On dirait que c’est rentrer chez vous au sens propre du terme , car vous travaillez ici avec votre père (Herman) et votre fille (Marie) ?

Els: En effet. Je dis parfois que papa – et aussi maman – constituent les racines et que moi, je suis le tronc (rires) et Marie la branche ou peut-être la jeune feuille verte, débordante d’idées nouvelles et fraîches. Ensemble, cela fait un arbre solide qui respire la force. Je peux toujours revenir à mes racines. Il n’y a rien de tel que de voir papa plein d’enthousiasme qui fait le tour du bureau pour faire un brin de causette avec les collaborateurs. Aujourd’hui, il est un vrai ambassadeur, mais je reçois aussi beaucoup de soutien moral de ma mère. Ils me soutiennent vraiment tous les deux.

Faire des affaires “au sentiment”

Vous connaissiez déjà pas mal des employés, ainsi que des fournisseurs et des clients d’autrefois ?

Els :Oui, bien sûr. Et c’est assez spécial. Beaucoup des collaborateurs m’ont connue quand j’étais enfant. Et maintenant, je fais partie de leurs collègues. De nombreux clients et de fournisseurs m’ont également souhaité beaucoup de succès. “Tel père, telle fille”, j’ai souvent entendu dire. Cela me plaît de l’entendre.  

Est-ce que vous ressemblez à votre père ?

Els :Je pense que oui. Il est aussi ma plus grande idole. Mon père est très authentique en tant que personne et en tant qu’entrepreneur. Je pense que j’ai la même sincérité. Nous avons la même façon d’entretenir des relations avec les gens. Nous sommes des entrepreneurs qui suivent “nos sentiments”, je pense. Je sais que cela peut paraître un peu naïf et que l’on ne le prends pas toujours au sérieux, mais peu m’importe. Je chercherai toujours l’équilibre entre une entreprise saine et des employés heureux. 

Comparé à autrefois, la situation est-elle différente maintenant que vous êtes chef d’entreprise ?

Els :Je dois avouer que l’état d’esprit est différent. Il faut garder à tout moment une vue d’ensemble sur tout ce qui fait fonctionner l’entreprise. C’est vraiment mon truc. De Ceuster n’est pas non plus un mastodonte. Disons que c’est une petite ou moyenne entreprise, ce qui la rend aussi très flexible. Cela signifie que des changements peuvent se produire relativement rapidement. Ce que je veux dire c’est que les décisions que l’on prend peuvent vraiment faire une différence. Tant sur le plan physique, par exemple en entreprenant des rénovations, en achetant un nouveau camion ou en investissant dans les technologies 3D pour nos machines, mais aussi sur le plan mental en créant une nouvelle dynamique, une nouvelle “vibe” autour de De Ceuster. C’est ce dont l’entreprise avait besoin. Je sens qu’en tant que chef d’entreprise, je peux effectivement réaliser des choses. 

Un pas en arrière et deux pas en avant. 

Aviez-vous des objectifs pour vous-même et pour De Ceuster pour cette première année ? 

Els :Mon premier objectif était de refaire parler de De Ceuster. Pour ce faire, nous avons d’abord pris du recul en nous penchant sur les questions “Qui sommes-nous vraiment ?” et “Qu’est-ce que nous représentons ?” Nous avons à nouveau défini en détail nos valeurs fondamentales – que nous appelons nos principes fondamentaux -, notre mission et notre vision. C’était très inspirant. Aujourd’hui, ces principes constituent le cadre de référence pour tous nos choix et décisions et ils nous font avancer. (Note : vous pouvez découvrir les principes fondamentaux de De Ceuster au bas de cet article)

J’ai aussi osé investir. De Ceuster a toujours été connu pour ses machines modernes, mais aussi pour être “ toujours le premier” et pour développer ses propres machines dans son propre “Atelier De Ceuster”. C’est donc sur cet aspect que je me suis concentrée ; notre parc de machine est ce qui nous distingue. Et nos professionnels, bien sûr ! 

Cela nous amène à mon troisième objectif. Je voulais aussi embaucher une professionnelle. Entre-temps, elles sont trois. Cela ne signifie pas forcément que je suis une fervente partisane de l’émancipation par exemple. Mais je crois simplement en un bon mélange de compétences. Je crois en la notion d’“ensemble”, vous comprenez ? Cela fonctionne mieux et cela nous rend plus forts. 

La crise du coronavirus a-t-elle eu un impact important sur cette première année ? 

Els :Oui. D’une part, nous n’avons pas été trop impactés parce que nous travaillons principalement dans le secteur primaire. D’autre part, notre secteur “Sport” a évidemment fait moins bien parce que les clubs sportifs de tous niveaux ont dû arrêter leurs compétitions à un moment donné. Heureusement, De Ceuster est une entreprise diversifiée et nos secteurs Horti et Infra se sont très bien comportés. Surtout dans l’Infra nous avons fait de bons progrès. J’en suis très contente, car mon intuition m’avais soufflé de faire des efforts supplémentaires pour ce secteur et de mettre en avant ces activités moins connues au sein de De Ceuster. 

Une autre conséquence de la crise du coronavirus est évidemment que le “tissu social” a été fragilisé. Nous avions l’habitude d’aller boire un verre de temps en temps, d’organiser un barbecue ou d’aller voir un match de football. Ça me manque vraiment. Ces occasions me permettent d’être vraiment entre collègues et d’être à l’écoute de mes collaborateurs de manière plus informelle. J’espère que nous pourrons relancer toutes ces activités bientôt. 

Grands et petits bonheurs

Si vous passez en revue cette première année, êtes-vous satisfaite ? 

Els :Oui, je suis très satisfaite, mais aussi contente, que 2022 soit là. Pendant cette première année, nous avons jeté les bases : nouveaux programmes informatiques, administration, investissements, … ce qui nous a demandé beaucoup d’efforts. Maintenant, nous pouvons à nouveau rêver. J’ai beaucoup de nouvelles idées sur la façon dont De Ceuster peut évoluer. Le sentiment général qui règne actuellement chez tous les collaborateurs est que la base solide a été rétablie et que nous pouvons maintenant regarder plus loin (Els a les yeux qui pétillent). Il s’agit de poursuivre notre digitalisation, de continuer à investir dans des professionnels, d’oser penser différemment, etc. etc. Enfin, je ne vais pas tout vous dire…

Quels sont les défis ?

Els :Les collaborateurs. Sans aucun doute. Plus que jamais, notre tâche consiste à former nos collaborateurs. Autrefois, le savoir-faire et les compétences se transmettaient de père en fils. Comme cette transmission devient de plus en plus rare, nous nous en occupons de plus en plus nous-mêmes. Heureusement, c’est tout à fait possible, parce que des centaines d’années d’expérience sont réunies dans notre atelier. Nous transmettons ces connaissances donc nous-mêmes à la jeune génération. Nous avons d’ailleurs élaboré un plan concret à cet égard. 

Qu’est-ce qui vous rend heureuse ? 

Els : Le bonheur se trouve parfois dans les grandes, mais surtout dans les petites choses. J’aime travailler ici et je vois que nos collaborateurs se plaisent également ici et que nos clients sont satisfaits de ce que nous faisons pour eux. Cela me rend vraiment heureuse. Bien sûr, tout n’est pas toujours rose, mais j’essaie toujours d’adopter une approche très humaine pour résoudre les problèmes.

Avez-vous pris de bonnes résolutions ? 

Els :Ah oui…. J’en ai pris beaucoup. Je mets la barre très haut dans ma vie, je n’y peux rien. En même temps, c’est aussi un piège pour moi, mais bon. Sur le plan professionnel j’ai donc beaucoup de grands projets ; nous rendre encore plus performants et ainsi rendre nos clients plus performants, trouver des opportunités, innover, … Je pense que je devrai plutôt rayer des choses sur ma liste. 

Et sur le plan personnel ? 

Els :Pfff, j’opte pour la simplicité. Le bonheur, pour la famille, les amis et tous ceux qui le méritent. C’est l’essentiel. Être heureuse. C’est pourquoi j’essaie de me créer un environnement dans lequel les gens qui m’entourent peuvent s’épanouir et être heureux. Voilà. Ah oui, … et organiser à nouveau plus de fêtes, bien sûr !!! 


Nos principes fondamentaux

“Nous marchons sur une fondation solide”

De Ceuster est une organisation robuste construite sur des principes forts. Nous justifions plus de 50 ans d’expérience, croyons dur comme fer dans les valeurs familiales et disposons d’un savoir-faire et de connaissances approfondies, tout cela sous le même toit. Aujourd’hui, cela se traduit par une chaine humaine de talents qui tirent le meilleur d’eux-mêmes. 

“Nous remuons ciel et terre pour nos clients”

Nous tenons nos promesses. Nous écoutons, analysons et déployons tout notre savoir-faire pour aider au mieux nos clients. Pour ce faire, notre esprit innovant et notre sens du détail constituent nos meilleurs atouts. Un beau travail de qualité et des clients satisfaits font tout simplement notre bonheur. Ce n’est pas par hasard que le « un cran au-dessus » représente la norme de De Ceuster. 

“Nous gardons les pieds sur terre”

Nos collaborateurs incarnent la véritable force de l’entreprise. Nous sommes des travailleurs acharnés et des collègues de confiance, mais bien souvent, nous sommes aussi de bons amis et des rieurs frénétiques. Nos collaborateurs bénéficient de leur propre personnalité, laquelle s’inscrit dans la culture pragmatique que prône De Ceuster. En d’autres termes : modestes dans notre nature, grands dans nos actions. 

Faisons la lumière sur la façon de gérer de manière optimale la lumière dans les serres. Traditionnellement, nous utilisons les « produits de blanchiment » classiques pour filtrer ou bloquer la chaleur et la lumière pendant les mois d’été. 

L’horticulture étant un secteur innovant, il existe aujourd’hui des produits spécifiques qui peuvent contribuer à une transmission sélective de la lumière tout au long de l’année. La lumière qui assure la croissance des plantes – la lumière dite de photosynthèse – peut ainsi être rendue proportionnellement plus transmissible que le rayonnement infrarouge. La serre laisse entrer la lumière, mais bloque la chaleur. 

Les “produits de blanchiment” de la nouvelle génération réfractent les rayons lumineux plus efficacement. Concrètement, il s’agit d’un revêtement à très faible épaisseur et presque invisible qui rend le verre diffus. La lumière est ainsi diffusée de manière optimale. Grâce à cette diffusion uniforme, la lumière pénètre également jusqu’aux feuilles inférieures des plantes. En même temps, la température ressentie dans la serre est différente; la chaleur est plus diffuse, sans sensation de brûlure. Il en résulte moins de stress pour les plantes et plus de photosynthèse, ce qui signifie un rendement nettement plus élevé et une meilleure qualité des cultures. Les producteurs de tomates et de poivrons, par exemple, en tirent énormément profit. 

Un autre produit tendance est le revêtement ‘Anti-Reflect’. Pendant les mois sombres, ce revêtement anti-reflet permet de laisser passer le peu de lumière disponible.

Une autre application consiste à opter pour une couche anti-condensation pour éviter la condensation pendant les mois d’hiver. Les différents revêtements peuvent également être appliqués sans problème les uns sur les autres. Vous ne contrôlez donc pas seulement la lumière en été, mais vous contrôlez la lumière disponible à votre guise tout au long de l’année. En d’autres termes, le grand avantage d’un revêtement est que vous pouvez contrôler de manière optimale la lumière en fonction de la position du soleil.

La gestion de la lumière est un travail de spécialiste. Nos professionnels conseillent les producteurs sur le type de revêtement à utiliser et le moment idéal pour l’appliquer. Pour ce faire, ils tiennent compte de la situation spécifique : le verre de serre utilisé, le type de culture et la saison. Chaque situation est différente.

Les différentes méthodes de revêtement ne sont pas encore intégrées chez tous les producteurs. Et pourtant, avec une bonne gestion de la lumière, on parle facilement d’un rendement supplémentaire de 5 à 6 %. Autrement dit, une intervention relativement mineure peut avoir un impact majeur sur la culture. Une bonne gestion de la lumière vaut donc certainement la peine d’être envisagée.

De Ceuster est connu pour son savoir-faire en matière d’horticulture (Horti) et d’aménagement et d’entretien de terrains de sport (Sport). Ce qui est moins connu en revanche, c’est que nos professionnels se sont également forgés une belle réputation dans les travaux d’infrastructure (Infra). Il est donc grand temps de découvrir cette banche d’activités de plus près. Nous donnons la parole à notre professionnel Jan De Roye, responsable du secteur INFRA.

Jan, pourquoi la branche Infra est-elle moins connue au sein de De Ceuster ?

Jan Eh ben, ce que nous faisons peut sembler moins impressionnant, parce que cela se passe à la base. Le résultat de notre travail n’est pas longtemps visible, parce que le nivellement est immédiatement suivi d’autres travaux. Une fois la construction d’un terrain de football ou d’une serre terminée, le résultat concret est bien visible. Pour nous, ce résultat se trouve sous le sol. Mais la plus-value de ce que nous faisons ne peut être sous-estimée. 

C’est-à-dire ?

Jan Avec nos travaux de nivellement, nous posons les bases des projets. C’est sur ces bases que se construit tout le reste. Nous sommes donc un maillon essentiel dans la construction de routes, l’aménagement de parkings, allées, halls industriels, mais aussi de grands jardins privés, terrains de sport, serres, etc. Au sein de De Ceuster, nous flottons pour ainsi dire entre les 2 autres secteurs (Horti et Sport). En principe, nous faisons tout ce qui implique un nivellement qui doit être réalisé au centimètre ou voire même au millimètre près.

Quand il faut que ce soit “juste”

Pourquoi cette précision est-elle si importante ? 

Jan Il faut que ce soit “juste”. Il s’agit de rechercher la perfection. La bonne réussite d’un projet dépend de la façon dont nous faisons notre travail. C’est une sacrée responsabilité. Plus nous réalisons nos travaux de nivellement avec précision, plus le client final en tire profit. Un nivellement précis permet d’éviter des problèmes ultérieurs, par exemple, avec le drainage, mais peut aussi apporter un avantage financier. Il suffit de faire le calcul. Un écart d’un centimètre en plus ou en moins peut sembler peu, mais sur de grandes surfaces, ce centimètre peut permettre d’économiser des centaines de mètres de cubes de béton. 

Le nivellement, une technologie de pointe

Comment vous-y prenez ?

Jan En investissant sans cesse dans de nouvelles machines et dans la formation du personnel. Un travail de plus en plus précis implique l’utilisation des dernières technologies : 3D, technologie laser, GPS, etc. De nos jours, le nivellement est high-tech et fortement automatisé, mais il exige toujours une expérience et des connaissances de la part de l’opérateur. Nous avons plus de 50 ans d’expérience, nous possédons un grand nombre de machines et nous les connaissons parfaitement. Nous avons des kilvers et des bulldozers de différentes tailles et de différents poids . Et, bien sûr, nous avons aussi des opérateurs qui connaissent leur métier. Je pense que c’est là que réside notre plus grande force. 

Maniaque de la précision

Qu’est-ce qui fait un bon conducteur ?

Jan Oh, c’est surtout une question de compétences, mais aussi d’attitude. Il faut être un peu perfectionniste. Nos collaborateurs l’ont dans le sang. Une fois sur leur machine, ce sont de vrais “maniaques de la précision”. Ils font vraiment corps avec leur machine lorsqu’ils travaillent. Et il faut bien. On doit également être prêt à apprendre en permanence. La technologie évolue constamment. 

Quelle est la partie la plus difficile du travail ? 

Jan Ben, chaque terrain a besoin d’un drainage. C’est de cela qu’il s’agit. L’ensemble du terrain doit avoir une pente correcte pour empêcher que l’eau ne stagne. Cela signifie que chaque terrain doit être légèrement convexe. Pour un terrain de football moyen, par exemple, la différence d’un côté par rapport à l’autre est d’environ 30 cm. Tout l’art consiste à l’aménager à la perfection. 

Savoir-faire 

Le secteur Infra connaît la croissance la plus rapide au sein de De Ceuster. Comment l’expliquer? 

Jan En partie à cause du marché, mais nous remarquons aussi que les clients continuent d’apprécier notre savoir-faire. C’est bien de cela qu’il s’agit : le savoir-faire. Je pense que nos clients savent qu’avec nous, ils ne doivent pas s’inquiéter du résultat final. Nous sommes également très flexibles. Parfois cela signifie aussi que nous devons travailler pendant la nuit ou travailler avec des deadlines. Nos clients ont vraiment beaucoup de confiance dans ce que nous faisons et dans la façon dont nous le faisons. Et quand le client voit alors la perfection du travail réalisé, j’en suis assez fier, oui….

Pourquoi aimez-vous tant ce travail ? 

Jan Je l’ai fait moi-même pendant plus de 20 ans. C’est dans mon sang. J’ai toujours eu un grand intérêt pour les véhicules et les machines. Au début de ma carrière, j’ai encore travaillé dans le secteur des transports. Dès que je me glisse derrière un volant, je me sens revivre et je me sens comme un poisson dans l’eau. C’est comme ça. Encore maintenant. J’aime aussi conduire la voiture, ça me détend. C’est fou, non ? Et (hésitation)…. Je suis un perfectionniste, moi aussi (rires). 

Mais je suis aussi très attiré par l’aspect familial de l’entreprise. Els, notre CEO, continue dans le même esprit et avec le même valeurs qu’Herman. Tel père, telle fille, je pense. C’est beau.

Aujourd’hui, vous ne conduisez plus de machines, n’est-ce pas ?

Jan C’est vrai, je ne suis plus au volant d’une machine, mais je gère notre équipe. C’est tout une responsabilité, mais c’est ma passion. J’aime aussi être ici. Je pense que je suis attaché à l’entreprise… Je veux faire mon travail du mieux que je peux, vous voyez. Je mets la barre très haut. Nos opérateurs le savent. Et… ils ne peuvent pas me tromper. 

Que réserve l’avenir au secteur Infra ?

Jan Développer davantage notre secteur Infra, suivre les développements technologiques et continuer à remuer ciel et terre pour nos clients. Ce sont les bons ingrédients pour réussir je pense. 

Et sur le plan personnel ?

Jan Pfff, je peux officiellement prendre ma retraite d’ici deux ans, mais je ne pense pas que cela se produise. J’aime trop ce que je fais. (Décidément) Tant que je pourrai, je continuerai à travailler ici !

Jetez également un œil à “Mon Machine” et découvrez un de nos professionels en action. 

Entretien avec Geert Van Meensel, responsable du secteur Horti. verantwoordelijke Horti.

Geert, le spécialiste de l’horticulture/Horti chez De Ceuster, sait comme nul autre comment organiser l’enlèvement des résidus.

“Grand nettoyage”

Geert, en quoi consiste un “enlèvement des résidus” exactement ?

Chaque année ou plusieurs fois par an – en fonction du type de culture – nous retirons les anciennes cultures et nous préparons la serre pour une nouvelle culture. C’est-à-dire que le feuillage doit être retiré de la serre et que nous nettoyons et désinfectons également la serre par la suite. Lorsque nous avons terminé, le producteur peut commencer sa nouvelle culture. On dirait donc “un grand nettoyage :-)”.

Qu’est-ce qui caractérise un enlèvement des résidus réussi ?

Les 3 mots-clés pour le producteur sont : rapidité, efficacité et hygiène. Plus le producteur peut démarrer une nouvelle culture tôt, mieux c’est, bien sûr. Mais les règles d’hygiène appliquées lors de l’enlèvement des résidus et la qualité du travail sont tout aussi importants.

“L’hygiène est cruciale”

C’est-à-dire ?

Les cultures sont très sensibles aux maladies. C’est pourquoi les producteurs recommencent toujours à zéro. Une serre “propre” serre est en fait une condition préalable à un démarrage réussi de la culture. L’hygiène dans une serre est donc d’une importance cruciale.

Comment vous y prenez ?

Nous pensons comme les producteurs. Cela signifie que, pour nous aussi et pour nos équipements, l’hygiène est primordiale. Les producteurs, par exemple, peuvent opter de prévoir leurs propres vêtements ou d’en acheter chez nous et de les laisser sur place. Nos machines sont également nettoyées et désinfectées dans les moindres détails. Juste avant de commencer un travail, nous nettoyons et désinfectons à nouveau les machines. C’est la norme. Toutes nos procédures sont conçues pour prévenir la transmission de maladies. Le risque est trop grand. Il faut toujours garder cela à l’esprit. Et si les producteurs ont des souhaits complémentaires, nous y répondons bien entendu.

Comment se déroule l’enlèvement des résidus dans la pratique ?

En fait, nous nous occupons de tout : le déploiement des professionnels et des machines adéquats, la fourniture de feutres de culture nettoyés, le déchiquetage du feuillage, l’évacuation des pains de culture, la désinfection de la serre et le nettoyage des vitres. Cette dernière opération ne doit pas être sous-estimée. Chaque pourcentage supplémentaire de lumière qui entre dans une serre, jouera également un rôle dans le succès de la récolte.

“Des machines puissantes et des équipes puissantes !”

N’empêche qu’un travail bien préparé est un travail à moitié terminé ?

C’est vrai. Nous demandons aux producteurs de disposer le feuillage déjà sur les feutres de culture. Nous leur conseillons de le faire parce que cela rend le déchiquetage beaucoup plus efficace. Non seulement cela permet de gagner du temps, mais c’est aussi beaucoup plus sûr et cela évite les pannes de machine. Par exemple, il est très important de retirer soigneusement les supports de tige ou les crochets métalliques. Si l’un d’entre eux se retrouve entre le feuillage, cela peut mener à des situations dangereuses. La machine peut tomber en panne, mais cela peut aussi provoquer des accidents de travail.

Ces machines ne sont pas de simples déchiqueteuses ?

Non, ce sont des machines spécialement développées qui sont à la fois très compactes et puissantes. Nous devons pouvoir les utiliser de manière flexible dans n’importe quelle serre. Elles sont également équipées de moteurs très puissants de sorte que les résidus de culture sont tirés dans la machine et déchiquetés de manière ultrarapide. Cette force de traction est également nécessaire pour réduire au minimum les grands volumes de feuillage de la manière la plus efficace possible. La décharge est donc également très compacte. Le résultat final est une serre vide, prête pour accueillir une nouvelle culture.

En outre, vous ne pouvez pas vous passer de feutres de culture résistants et de haute qualité. Nous pouvons également nous en occuper si vous le souhaitez. Vous pouvez les acheter ou les louer chez nous. En fait, il s’agit de soulager au maximum le producteur de cette corvée ennuyeuse :-).

Comment faites-vous la différence ?

En assurant que l’enlèvement des résidus se déroule de manière hygiénique, dans des conditions sûres et contrôlées. Le producteur évite ainsi les coûts inutiles, gagne énormément de temps et sait que le travail a été bien fait.

Nos collaborateurs sont de vrais professionnels qui maîtrisent parfaitement l’enlèvement des résidus. Ils forment de bonnes équipes. Le savoir-faire et l’esprit d’équipe vont de pair chez nous. Nous avons donc la réputation, dans le secteur, de ne faire aucun compris. Cela signifie que le producteur n’a pas à s’inquiéter et qu’il peut se concentrer sur sa culture. C’est ce qui compte, c’est aussi simple que ça.

Rencontre avec « Jeanke », en pleine action dans le stade AFAS Achter de Kazerne. Une interview du fond du cœur, comme on les aime tant.

Mon jardin, c’est le KV

Jeanke, depuis combien d’années entretenez-vous le terrain du KV Mechelen ?

J’ai commencé comme bénévole à l’âge de 16 ans. Cela fait désormais dix ans que je suis greenkeeper. 

Comment vous êtes-vous retrouvé ici ? 

J’ai été engagé, car je suis supporter du KV Mechelen. Depuis tout petit, je suis dans la tribune et j’ai grandi avec le KV. J’ai étudié l’horticulture. J’ai effectué mon stage ici, j’ai travaillé pendant les vacances, je suis devenu bénévole, etc. Mais aujourd’hui, je travaille vraiment ici par passion pour le KV. Quand j’étais bénévole, j’étais déjà sur place cinq jours sur sept.

Votre cœur n’a d’yeux que pour le KV ? 

Lorsqu’on m’a proposé de venir travailler ici, je n’ai en effet pas dû réfléchir longtemps. Comme tout enfant, quand je venais voir un match, je rêvais de fouler le gazon un jour dans ma vie. Mon rêve s’est réalisé :-). Autrefois, je pédalais dans notre jardin avec un casier de bières attaché à l’arrière du vélo pour dessiner les bandes de gazon dans la pelouse. Ce ne sont pas des blagues ! J’étendais de la craie, j’installais un goal entre les arbres. Je créais mon propre terrain dans notre jardin. 

Aimez-vous travailler dans votre jardin ?

Je n’ai plus de jardin 🙂 (rires). C’est volontaire, car mon jardin, c’est le KV. C’est aussi simple que cela.

Greenkeeper, un métier 24h/24 et 7j/7

Il ne s’agit pas uniquement de tondre la pelouse, n’est-ce pas ? 

En effet, c’est bien plus que cela. J’aère le sol, je réensemence, je désinfecte, je lutte contre les maladies, je place les lampes… et, bien entendu, je tonds la pelouse. Je dois effectuer ces tâches six jours sur sept et je dispose à chaque fois d’une machine différente. Notre bâtiment principal est juste à côté du stade, ce qui est un avantage pour moi, car je peux aller chercher tout le matériel. Nous avons une infinité de machines dans notre arrière-jardin :-).

Que faut-il pour être un bon greenkeeper ?

Vous devez entretenir le terrain 24h/24 et 7j/7, et être extrêmement flexible. Il faut faire ce qu’il y a à faire, mais la nature détermine parfois vos heures de travail, même si c’est le réveillon de Noël. J’en ai déjà fait l’expérience. Mais je le fais avec plaisir, car je connais le résultat que cela engrange pour le terrain, et donc pour le club. 

Vous n’êtes jamais seul

Effectuez-vous ce travail tout seul ? 

Non, Jordy me donne un coup de main. C’est un chic type. Nous entretenons trois à quatre terrains à deux. Et au sein de la firme, je peux toujours faire appel à l’expertise de Kim et Thierry. Nous avons une réunion une fois par semaine. Ils possèdent les connaissances théoriques, et moi les connaissances pratiques et l’expérience de ce terrain spécifique. 

De nombreux autres professionnels rigoureux travaillent également chez nous. Et vous savez, en cas d’urgence, même le weekend, l’on trouve toujours une solution. Tout est possible. C’est une caractéristique typique de De Ceuster. Le problème doit être résolu. 

Que peut-il arriver de mal à une pelouse ?

Une pelouse en voit de toutes les couleurs, surtout un terrain d’entrainement. Après l’entrainement, il faut immédiatement s’atteler à la réparation du terrain. L’on a le contrôle sur de nombreuses choses, mais il y a également de nombreux éléments que l’on ne peut pas contrôler, comme la nature. Nous devons continuellement nous adapter à la météo : temps trop froid, trop chaud, conditions trop humides, etc. Je garde toujours un œil sur la météo.

Tous les ans, la pelouse est entièrement défraisée pour que nous la semions à nouveau. Cette année, nous avons deux semaines en moins pour le faire, car la trêve est plus courte. Ce n’est pas évident. 

Le gazon du KV, l’un des meilleurs de Belgique

Tous les terrains sont-ils différents ?

Oui, évidemment. Ici, tous les terrains sont différents. Certains terrains sont utilisés au quotidien, d’autres moins, ce qui a une incidence sur la méthode de travail. 

Qu’avez-vous connu de plus grave ? 

De la moisissure sur le terrain qui se détachait pendant le match. Il a fallu travailler. C’était une période extrêmement intensive. Nous avons dû réparer le terrain, le soigner, retirer les bâches, etc. pour résoudre le problème. La neige est aussi toujours « lourde ». Nous la laissons le plus longtemps possible sur le terrain, car elle l’isole, ce qui permet de garder un sous-sol tendre. Nous la dégageons à la main juste avant le match. 

Le gazon du KV est-il un bon gazon ? 

Notre gazon est considéré comme l’un des meilleurs de Belgique (fierté). Grâce à l’entretien évidemment :-).

Comment obtenez-vous ces bandes rectilignes sur le terrain ?

En utilisant la bonne machine et en la conduisant avec précision. Il faut regarder devant soi et se concentrer, voilà la clé. Si une bombe venait à exploser à 10 mètres de moi, je ne l’entendrais ou ne la verrais pas . C’est aussi du savoir-faire, de l’expérience et du feeling. 

Les compliments de Kompany

Vous assumez une grande responsabilité. La pression est-elle importante ? 

Oui, absolument, mais nous ne pouvons pas faire plus que notre mieux. J’y mets tout mon cœur, mais comme je le disais, il y a de nombreux facteurs que l’on ne contrôle pas. J’aime que l’on me dise quand le terrain est bon, tout comme j’aime que l’on me dise quand quelque chose ne va pas. 

L’année dernière, lors du match contre Anderlecht, Kompany s’est avancé vers moi pour me dire : « Enfin un bon gazon. » C’est bien entendu très agréable à entendre. Et cela vient d’un joueur de Première League, qui en connait un rayon en matière de gazons. Cela fait plaisir.

Que préférez-vous dans votre métier ? 

Les jours de match :-). Cela reste toujours très spécial. Je ressens encore énormément d’adrénaline ces jours-là. 

Dans ces moments, regardez-vous le match ou le gazon ?

Les deux ! Quand certains joueurs qui chaussent grand (44-45) font un tacle ou une trace sur la partie moins importante du terrain, je sais que nous devrons redisposer ces mottes de gazon comme un puzzle. Heureusement, vous n’aurez pas cela sur la bonne partie du terrain. Je regarde toujours le match sous deux angles différents. 

Pourquoi aimez-vous travailler pour De Ceuster ?

Car c’est un bon employeur, et cela l’a toujours été. Les portes sont toujours ouvertes. Herman était toujours à l’écoute. C’est toujours le cas aujourd’hui avec notre nouvelle « chef », Els, la fille d’Herman, ou avec Kim ou Thierry. Chez De Ceuster, je ne ressens pas la supériorité du chef. Ce que j’aime, c’est que quand je vois Els, elle me dit toujours « Salut, Jeanke ! », m’interpelle, on papote… Je me sens vraiment bien. 

Il y a beaucoup de respect et ils savent qu’ils peuvent toujours compter sur moi… Et moi sur eux. Et c’est exactement la même chose au KV. L’ambiance est très familiale. Tout le monde se connait. C’est agréable. Attention ! Nous sommes très professionnels, mais humains. 

Jeanke : greenkeeper, supporter et mascotte

C’est également un job unique, n’est-ce pas ?

Oui. Nous sommes peut-être une vingtaine à faire cela en Belgique dans le secteur du football. Il y en a également d’autres dans le secteur du golf. 

Les jours de match, vous êtes un collaborateur ou un supporter ?

Cela peut parfois changer en un claquement de doigts. Lorsque le piquet de corner est endommagé pendant une action, par exemple. Dans une telle situation, je sors du groupe de supporters pour aller en chercher et en installer un nouveau. Cinq minutes plus tard, je redeviens supporter :-). Après le match, je remonte sur ma machine pour travailler une heure ou deux. 

« Jeanke » est en train de devenir un nom connu au sein du KV Mechelen et dans les alentours. Devez-vous déjà signer des autographes ? 

Non, pas encore. Je fais parfois des photos après le match… avec des personnes soules ! (rires). C’est ce qu’il s’est passé en demi-finales contre l’Union. Les joueurs faisaient la fête près des grilles et criaient : « Jeanke ? Où est Jan ? ». Ensuite, je dois chanter une chanson. Cela reste graver. Je fais un peu partie des meubles ici !

Il y a plus d’un demi-siècle, Herman De Ceuster fondait « De Ceuster Grondontsmetting ». Aujourd’hui, l’entreprise constitue un sous-traitant spécialisé actif dans le domaine de l’horticulture, de l’infrastructure et de la pose de terrains de sport et de loisirs.

À côté de son entreprise, Herman a une fille, Els De Ceuster. Sa fille a été bercée et plongée dans le monde de la préparation du sol. Elle a grandi parmi les professionnels et les machines. Toutefois, l’histoire ne s’arrête pas là, car Marie, la fille d’Els et la petite-fille d’Herman, a également rejoint l’aventure.

Aujourd’hui, les trois générations travaillent côte à côte au sein de l’entreprise. Els est gérante, Marie est responsable des plannings et Herman est conseiller.

Herman, vous devez être extrêmement fier que votre fille et votre petite fille aient suivi vos traces ?

Herman: Absolument. Je trouve que cette ambiance familiale dans l’entreprise est très importante. Il s’agit de valeurs positives qui rayonnent à la fois sur nos collaborateurs et sur nos clients. Je suis bien entendu extrêmement fier qu’Els et Marie travaillent sous le même toit.

En avez-vous toujours rêvé ?

Herman: Je suis ravi qu’Els fasse pérenniser l’entreprise, mais je ne l’y ai jamais obligée. Il faut faire ce que l’on aime, car ce n’est qu’à ce moment-là que l’on travaille bien.

Els, y étiez-vous prédestinée ?

Els: Non. Il y a cinq ans, si vous m’aviez dit que j’allais être aux commandes de De Ceuster, je ne vous aurais pas cru. J’ai travaillé au sein de DCM (De Ceuster Meststoffen). Il y a trois ans, lorsque mon père m’a demandé de devenir directrice, je suis une nouvelle fois tombée amoureuse de l’entreprise. J’ai été élevée ici avec mon frère et ma sœur, entre les machines. Je me souviens encore que quand j’étais « petite », je complétais les « bons ». Tout me semble encore très familier maintenant que je suis de retour. Des professionnels d’autrefois travaillent d’ailleurs encore ici. Cela en dit long…

L’histoire se répète…

L’histoire se répète-t-elle ?

Els: Oui, et j’en suis ravie. Ce qui est aussi particulier, c’est que lorsque j’ai pris la relève, j’ai demandé à Marie de venir m’aider. Depuis, elle travaille ici comme si elle l’avait toujours fait. C’est également grâce à cela que cela fonctionne parfaitement. Il y a une petite année, j’ai repris l’entreprise et en suis devenue l’entière propriétaire.

Marie, votre histoire est très semblable, n’est-ce pas ?

Marie: Tout à fait. Je connais aussi de nombreux collaborateurs d’autrefois, comme Rachid, Willy, etc. Au début, je ne venais que deux jours pour gérer la facturation, mais très vite, je me suis sentie bien. L’ambiance, les collègues, etc. me plaisaient. Aujourd’hui, je m’occupe également des plannings et j’apprends ainsi à connaitre la firme sur le bout des doigts. De Ceuster est une grande entreprise, mais n’est toutefois pas une multinationale. La petite échelle de l’entreprise me parle énormément aujourd’hui, car nous formons une famille agréable et très soudée.

Et en même temps, votre mère est également « votre chef » :-). Comment cela se passe-t-il ?

Marie : (Rire général) C’est spécial, mais j’entretiens également un lien particulier avec ma mère. Nous pouvons tout nous dire. De plus, elle me laisse également beaucoup de libertés et je ne lui fais pas immédiatement rapport de tout. C’est bien ainsi. Je ne suis pas vue non plus comme « la fille de », mais comme Marie.

Herman: Et elle a aussi immédiatement été bien accueillie au sein de la firme :-). Je pense que cela vient également du fait qu’elle partage nos valeurs. Elle aborde le personnel, les clients et les fournisseurs très humainement et sincèrement. Ce respect pour l’autre caractérise notre entreprise familiale. C’est pour cela que cela fonctionne.

Els: Oui, elle fait cela incroyablement bien. On nous a inculqué ces valeurs depuis notre plus jeune âge. Si l’on respecte les autres, ils nous respecteront en retour. Le planning n’est pas la tâche la plus simple au sein de l’entreprise. Il s’agit du cœur de notre firme et ce n’est pas toujours facile. Marie travaille si bien que nos collaborateurs lui disent « Chapeau », surtout à son âge.

Marie: Je côtoie de nombreuses personnes, ce qui me permet de très bien apprendre à connaitre tout le monde. C’est ce qui me plait autant. J’en apprends énormément.

La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre

Est-ce le secret de la réussite de De Ceuster ?

Herman: Oh oui, très certainement. J’ai toujours essayé de traiter nos collaborateurs et nos clients de façon juste, et d’aider les clients au maximum. Et cela n’a rien à voir avec l’aspect financier. Se renforcer mutuellement, se soutenir, donner et recevoir d’une manière correcte et ensuite, le reste vient de lui-même.

Els :Oui, c’est 100 % vrai. Le meilleur compliment que l’on peut me faire est de me dire que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. Et ce qui beau dans cette histoire, c’est que les origines de ces trois personnes sont identiques, tout comme ces valeurs. Cela ne signifie toutefois pas que nous avons les mêmes caractères. Je pense que nous sommes extrêmement complémentaires. Je suis une tornade, Marie est structurée, mais incarne la pouline aux idées nouvelles et modernes, comprend très bien les autres et a le sens du travail. Mon père est plutôt le rocher et prodigue ses conseils. Enfin, nous bénéficions d’une dynamique unique.

Mon père m’a également appris à écouter le client et à l’aider davantage. Sur le moment, ce n’est pas toujours la solution la plus rentable, mais sur le long terme, cela l’est. Il m’a également appris à vouloir aller de l’avant. Il a toujours été fort pour cela.

En fait, l’on peut tout ramener à vos principes fondateurs ?

Els: Tout à fait, ils sont très simples, mais ils constituent l’image que nous souhaitons incarner. Nous disposons d’une base stable, nous gardons les pieds sur terre et nous remuons ciel et terre pour nos clients. Ce dernier point est très important. Nous souhaitons constamment continuer à aller de l’avant avec nos clients. Nous travaillons sur des projets innovants, dont je suis ravie. Aujourd’hui, un horticulteur constitue également un entrepreneur. Nous voulons les soulager, mais nous souhaitons également rester à la page des évolutions du secteur pour eux.

Herman: Els bénéficie également d’une formidable équipe. Geert, Jan et Wim sont responsables de nos trois secteurs, et Hugo, le boute-en-train, se charge de notre « Atelier De Ceuster » et est un grand spécialiste des machines. Puis il y a bien entendu ceux qui font de ce rêve une réalité au quotidien.

Els: C’est une équipe fantastique qui montre qu’elle va de l’avant. Tout le monde a la même motivation et fait avancer la machine. Quelle sensation agréable !

Tout est possible

Que réserve l’avenir ?

Els: Je pense que nous pouvons dire que notre parc de machines nous démarque de la concurrence. Nous essayons toujours de devancer le marché et investissons pleinement dans les dernières technologies. Nous voulons sans cesse être les pionniers. Cette valeur est ancrée dans notre ADN.

Marie: Nous effectuons à la fois un travail manuel et mental. Nous réfléchissons, imaginons des solutions et les appliquons sur le terrain. Nous sommes très rigoureux à cet égard. Nous sommes très proches de nos clients, afin qu’ils puissent se développer. Et de cette façon, nous sommes également en évolution constante.

Herman: C’est actuellement le cas dans le département Infrastructure. Les clients voient également ce que nous possédons, aussi bien en ce qui concerne les machines équipées de nos stations totales qu’en matière de professionnels. J’ose le dire : le travail que nous fournissons est effectué au millimètre près. C’est ce qui fait la différence.

Els: Je me dis toujours que tout est possible, qu’il faut continuer de rêver et de réaliser ces rêves. Nous devons continuer de nous renouveler et d’investir dans l’innovation et dans nos professionnels ! Dans notre branche d’activité, c’est fondamental.

Herman, quel rôle assumez-vous encore ?

Herman: Els et son équipe ont pris la relève, mais je continue de jeter un œil et d’aider si besoin.

Els: Mon père est notre meilleur ambassadeur. Nos professionnels aiment le croiser sur le terrain.

Marie: C’est vrai. Nos collaborateurs apprécient qu’Herman s’arrête pour observer un projet. Il reste très impliqué. C’est beau à voir.

En conclusion, vous êtes tous les trois fiers de vous et de De Ceuster ?

En chœur 🙂 : Oui, parfaitement !

Els: Nous sommes fiers et reconnaissants.

Double interview avec Willy (68) et Hugo (36)

Willy est l’un des doyens de l’entreprise et connait le parc des machines comme sa poche. Et lorsqu’on commence à parler de camions, ses yeux pétillent comme s’il avait encore 18 ans…

Hugo dirige l’Atelier De Ceuster et a créé de nombreuses machines innovantes en matière d’horticulture, d’infrastructure et de pose de terrains de sport. 

Le lien qui unit ces deux hommes est leur professionnalisme fanatique. Ah oui, ils sont aussi par hasard voisins d’en face.

Que fait l’Atelier De Ceuster ?

Hugo: L’Atelier De Ceuster compte deux départements. Le département « Construction », au sein duquel nous adaptons et améliorons les machines, et en développons de nouvelles de zéro. 

Willy: Et le département « Garage », au sein duquel nous effectuons l’entretien du parc des machines. Les camions, les tracteurs, les bulldozers, les remorques, les semi-remorques, etc., c’est plus mon dada. J’ai autrefois travaillé dans le secteur de l’automatisation des cultures de plantes et dans le transport de marchandises. Ces 20 dernières années, j’ai utilisé les connaissances que j’ai acquises au sein de notre atelier. 

Hugo, pourquoi adaptez-vous vos machines ?  

Hugo: Nos machines doivent prouver leur efficacité en toutes circonstances. Un client n’est pas l’autre. C’est pourquoi nous les adaptons, afin de renforcer davantage leur flexibilité. Nous améliorons également les machines, comme nos machines pour couvrir les fraises d’une bâche. J’ose dire que nous pouvons désormais les utiliser sur tous les terrains. Même en pentes, elles effectuent des tracés parfaitement égaux et homogènes. 

Mais vous partez aussi souvent de zéro ? 

Hugo: En effet. Nous développons également des machines en vue d’effectuer des tâches très spécifiques. 

Willy: Parfois, on part vraiment d’un morceau de fer pour tendre vers une machine fonctionnelle.

Au millimètre près…

Effectuez-vous ce travail tout seul ? 

Hugo: Presque. En ce qui concerne l’électronique de pointe, nous collaborons avec un partenaire spécialisé. C’est notamment le cas pour la commande GPS. 

Comment commencez-vous un tel projet ? 

Hugo : Très souvent, cela part d’un client qui est confronté à un problème précis. Nous nous activons pour « créer » une machine qui résout ce problème. Lors de nos « réunions Innovations », nous discutons de ce problème en équipe. Nous nous réunissons autour de la table avec les ingénieurs et les machinistes afin de parvenir à la meilleure solution. Nous avons notamment développé une machine pour planter des arbres à partir d’une machine standard sur la demande d’un fruiticulteur. Nous l’avons entièrement adaptée, afin d’élargir ses fonctionnalités et d’accroitre son efficacité.

C’est-à-dire ?

Hugo: Nous pouvons désormais mesurer le terrain très précisément grâce à une technologie GPS précieuse à partir de laquelle nous développons une carte de plantation. Cette carte nous fournit un aperçu de l’endroit où les arbres doivent être plantés. Nous travaillons au millimètre près. Ensuite, nous convertissons cette carte pour commander la machine. Nous avons également intégré un marqueur automatique.

Client content, professionnel content

Comment vos clients réagissent-ils ?

Hugo: Ils sont très contents évidemment ! Cela procure énormément de satisfaction de voir que ce que l’on a développé est utilisé sur le terrain et que le client est satisfait. En fait, nous veillons à ce que, grâce à nos machines, ce dernier ait plus de prise sur ses activités. Dans le cas du fruiticulteur, il connait précisément le nombre d’arbres qu’il doit planter. Et ce nombre répond parfaitement à ses besoins uniques. 

WillyNous suivons également de près les évolutions de notre secteur. Les serres et les parcelles s’agrandissent, et de plus en plus de technologies de pointe sont utilisées. Nous ne cessons d’adapter nos machines en conséquence. C’est très captivant :-).

Cela doit tout de même être un défi à chaque fois ? 

Hugo: En fait, c’est un travail de rêve. Nos réalisations sont vraiment formidables. 

Willy: Nous possédons plus de 500 machines uniques. Par conséquent, chaque jour est différent. Parfois, nous devons également nous rendre chez le client pour effectuer une réparation urgente. Selon moi, cette rapidité et cette flexibilité constituent notre plus grande force. Le travail de nos clients ne peut pas être suspendu. 

Apprenez-vous encore ?

Hugo: Les choses évoluent tellement vite. C’est une carrière au cours de laquelle l’on ne cesse d’apprendre. 

Willy: J’ai 68 ans et j’en apprends encore tous les jours. 

Comment se fait-il que vous travailliez encore à 68 ans ? 

Willy: J’en suis capable et je ne veux pas arrêter. Je suis fou de mon métier et je le fais avec passion. Je suis tout le temps occupé. Lorsque les témoins rouges d’un camion ou d’un semi-remorque sont allumés, je repère immédiatement la source du problème. Je trouve que l’aspect technique du métier, la direction… sont un travail très intéressant. 

Plus qu’un métier

Est-ce également le cas pour vous, Hugo ?

Hugo: Absolument. Lorsque nous développons une machine, nous faisons ce pour quoi nous existons, et j’en suis extrêmement fier. Je réfléchis aussi constamment à des problèmes spécifiques :-). 

Willy: Oui, c’est plus fort que nous. Je veux également que nos machines aient l’air parfaites. 


Hugo: C’est vrai. Lorsqu’un camion a une griffe ou un coup, le cœur de Willy se brise.

Et pourquoi aimez-vous tant travailler pour De Ceuster ? 

Willy: J’aime le respect mutuel et l’ambiance familiale. Ici, l’on prend également le temps de demander comment vous allez. 

Hugo :Oui, je suis très content qu’avec Els (De Ceuster), on ait une nouvelle fois un membre de la famille à la tête de l’entreprise. Personnellement, je trouve cela très important. On le ressent aussi au sein de l’entreprise…

Willy, vous ne pensez pas encore à votre retraite ? 

Willy: Le jour où l’on me posera la question, je vais avoir du mal, je le sais déjà. Vous ne pouvez peut-être pas comprendre, mais ce travail, c’est toute ma vie. Je suis extrêmement fier de l’entreprise et lorsque je vois rouler nos beaux camions De Ceuster, cela me fait quelque chose…

Kim et Thierry travaillent tous les deux dans la pose et l’entretien de terrains de football professionnels et amateurs, notamment. Pourtant, ce n’est pas le foot qui les unit, mais leur passion pour le gazon…

Kim Swinnen
Ingénieur et responsable SPORT

Thierry De Jonghe
Conseiller SPORT

Qui de vous deux est le plus grand fan des Diables Rouges ? 

Thierry: Moi, sans aucun doute 🙂 ! Je trouve que le foot est un sport extrêmement intéressant. Lorsque je regarde un match des Diables, plus rien ne compte.
Kim: Je ne suis pas un si grand fan de football. Cela peut paraitre fou vu mon métier, mais je suis plus passionné de pelouse que de foot ; l’agronomie, la biologie, le côté technique de la profession me passionnent davantage. La pelouse donc, la plante au-dessus et en dessous du sol. Voilà ma passion. 

Un métier hors du commun

À quoi ressemble le gazon parfait ?

Thierry: À un tapis d’herbe égal et homogène, et ce d’un but à l’autre. Il ne doit cependant pas être trop épais, sinon cela devient difficile d’y jouer. Il doit également avoir une belle couleur vert foncé.
Kim: Ce qui se cache sous la pelouse est également important. Le sous-sol doit être robuste et stable, afin de pouvoir pivoter et se tourner correctement.

Est-ce difficile de poser et d’entretenir un terrain de football ?

Kim: C’est plus complexe que ce que l’on ne pense. Il faut tenir compte de très nombreux facteurs, tels que l’historique du sol, la situation de départ, le budget, la météo, la fréquence de jeu, etc. C’est un métier hors du commun.
Thierry: En tant qu’ancien greenkeeper, je peux dire qu’il faut vraiment être passionné pour effectuer ce métier. En fait, l’on est constamment en train d’analyser l’état de la pelouse et d’ajuster nos actions en fonction des conditions changeantes, ce qui rend également notre métier particulier et fascinant.

Les footballers sont continuellement sous pression, vous aussi ?

Thierry: Oh oui, car il s’agit de l’un des rares métiers dans lesquels votre travail est diffusé toutes les semaines à la télé.
Kim: Les gens ignorent souvent les coulisses. Si le coach décide de jouer sur le terrain principal la veille du match, cela influence bien entendu ce dernier.

Certains coachs ont-ils également leurs préférences en matière de gazon ?

Thierry: Tout à fait. Par exemple, lors des derniers championnats dans le stade Roi Baudouin, Roberto Martinez a demandé que l’herbe soit tondue au plus court. Ce n’est visuellement pas esthétique, mais cela assure la vitesse de jeu. Pour des équipes techniquement fortes, telles que les Diables Rouges, c’est un véritable avantage. 
Kim: L’on peut bien entendu exercer une certaine influence sur le niveau de jeu en manipulant le gazon, en l’humidifiant ou l’asséchant un peu plus, en ramollissant ou durcissant légèrement le sous-sol…

C’est toute une responsabilité alors ?

Kim: Parfaitement. Nous sommes le douzième homme.

Ne jurez-vous que par un gazon naturel ou hybride ?

Kim: Cela dépend. Les deux nécessitent beaucoup d’entretien.
Thierry: J’assume mes dires : une pelouse naturelle. À condition qu’elle soit parfaitement impeccable. Mais les pelouses hybrides ne sont pas à exclure. De nombreux stades sont complètement fermés et le soleil est rare sur le terrain. Dans ces cas-là, une pelouse naturelle est plus difficile à entretenir. Toutefois, de nombreuses possibilités existent entre une pelouse naturelle et une pelouse hybride. Et vous avez également besoin des machines adéquates…
Kim: Il est question de travail sur mesure et d’expertise.

La pose, la rénovation et l’entretien de terrains de football constituent également un travail d’équipe

Qu’est-ce qui vous plait dans votre métier ?

Thierry: Une très chouette ambiance règne au sein de De Ceuster. L’association de la théorie et de la pratique rend également le métier attirant. Nos ingénieurs accompagnent à la perfection nos professionnels sur le terrain. C’est un véritable travail d’équipe. Tout comme celui de nos Diables Rouges :-).
Kim: Nous sommes un maillon de la chaine. Comme Thierry l’a dit, il s’agit d’un travail d’équipe entre les ingénieurs, les collaborateurs sur le terrain, mais aussi les techniciens qui entretiennent et adaptent nos machines sur mesure. Nous collaborons avec les pieds sur terre en vue d’atteindre un objectif commun. En ce qui me concerne, c’est également une passion. S’asseoir aux côtés du coach, des joueurs et du staff pour optimiser le terrain selon leurs souhaits, c’est un réel must.

Dernière question. Qui remportera l’Euro ? 

Kim: Azerbeidzjan (rires)
Thierry: La Belgique, évidemment !

Et qui marquera le plus de buts ?

Kim: Baggio 🙂 (un joueur de foot des années silencieuses) (rires importants).
Thierry: Lukaku!

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